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Et les 10 plus grands combats de Floyd Mayweather sont…

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Parce que la pantalonnade à venir contre le youtubeur Logan Paul ne doit pas faire oublier sa légende…

Il existe non pas un, mais deux Floyd Mayweather Jr.

Le premier est ce personnage outrancier et arrogant qui paradait sans retenue hier dans la série des 24/7 de la chaîne HBO et aujourd’hui sur les réseaux sociaux, celui qui veut faire parler de lui coûte que coûte et attiser la rancœur d’une partie du public avide de le voir mordre la poussière.

Le second est ce boxeur d’exception, monstre de travail et de stratégie, champion du monde dans cinq catégories de poids différentes, invaincu en 50 combats face aux plus gros noms de son époque, quel que soit leur style ou leur palmarès.

Réputé meilleur défenseur de l’histoire du noble art, voir selon ses dires « meilleur ever » tout court, ce Mayweather là peut s’enorgueillir d’une science des poings sans pareille – voir cette vidéo qui compile ses techniques imperceptibles pour les non-initiés.

À l’aube de sa nouvelle carrière sur les routes de l’exhibition qui s’annonce sportivement sans intérêt, il serait assez tentant de l’oublier.

Petite piqûre de rappel avec ces dix combats professionnels qui ont bâti sa légende.

Contre Diego Corrales

Le 20 janvier 2001 à Las Vegas. Titre WBC des poids super-plumes en jeu. KO technique au 10ème round.

Son combat de référence. Celui où son style de boxe et sa stratégie ont trouvé leur plus pleine expression.

En route pour sa sixième défense du titre, Floyd Mayweather, 23 ans (24 victoires, 0 défaite, 18 KO), rentre pour la première fois sur le ring à peine favori pour se frotter à un adversaire plus grand, plus fort et plus expérimenté.

Du haut de ses 179 centimètres (six de plus que lui), Diego ‘Chico’ Corrales, 23 ans, est en effet considéré comme le plus gros puncheur de sa catégorie, lui qui en en 33 combats pour autant de succès peut s’enorgueillir de 27 KO !

Las, après une campagne promotionnelle à couteaux tirés (Mayweather clame vouloir remporter la victoire « au nom de toutes les femmes battues » après que Corrales ait été accusé de violences conjugales), sitôt passés les deux premiers rounds, la démonstration est sans appel.

Vitesse d’exécution, placement, contre-attaque, jeu de jambes… Mayweather annihile complétement la boxe de son rival qui n’envoie que 205 petits coups pour ne le toucher qu’à 60 reprises (moins de six coups par round), quand l’intéressé dégaine 414 fois pour faire mouche à 220 reprises !

Envoyé trois fois de suite au tapis au septième round, Corrales voit son camp jeter l’éponge dans le dixième après qu’il soit retourné une cinquième fois au sol.

Contre Carlos Hernández

Le 26 mai 2001 à Michigan. Titre WBC des poids super-plumes en jeu. Décision unanime.

De toute sa carrière, la seule et unique fois où Mayweather a officiellement été compté.

Réputé depuis pour avoir les mains fragiles, au sixième round le Pretty Boy touche Hernández en pleine tête d’un crochet du gauche. Le choc provoque selon ses dires une douleur qui irradie « jusque dans sa colonne vertébrale ».

Il pose alors son gant brièvement au sol, tandis l’arbitre lui signifie le knock-down.

La suite ? Floyd change de garde, prend soin d’éviter le moindre corps à corps et envoie jabs sur jabs pour s’imposer sans souffrir de la moindre contestation.

Clairement, l’un des plus grands défis qu’il ait eu à relever.

Contre Jose Luis Castillo

Le 7 décembre 2002 à Las Vegas. Titre WBC des poids légers en jeu. Décision unanime.

S’il est un combat que Mayweather aurait dû perdre de toute sa carrière, c’est sa toute première confrontation contre Castillo le 20 avril de la même année au cours de laquelle selon l’avis de beaucoup (et pas seulement de ses détracteurs) les juges lui ont pas mal sauvé la mise après qu’il a été dominé dans tous les secteurs.

Pour cette revanche immédiatement mise sur pied, il s’agit donc de ne laisser aucune place au doute face à un adversaire farouchement décidé à faire tomber pour de bon son record d’invincibilité.

Pas spectaculaire pour un sou, Mayweather s’emploie à ne prendre aucun risque offensivement, tandis que défensivement il livre une master class : contrôle du rythme et de la distance, mouvements latéraux…

Désemparé, Castillo a beau essayé de trouver par tous les moyens la faille, sur ses 604 coups de poings envoyés (!), 137 à peine trouvent leur cible (!!).

Étonnamment, bien que l’ami Floyd ait cette fois raflé la mise les doigts dans le nez, les scores finaux ont été plus serrés que précédemment (115-111, 115-111, 116-111 contre 115-113, 115-113, 116-113).

Contre Oscar De La Hoya

Le 5 mai 2007 à Las Vegas. Titre WBC des poids super-welters en jeu. Décision aux points partagée.

La version années 2000 du combat du siècle contre Manny Pacquiao.

Hyper médiatisé, hyper hypé, ce Cinco de Mayo, jour de la fête nationale de la communauté mexicaine, met aux prises un Golden Boy chouchou du public contre un Mayweather qui se complait à n’en plus finir dans son rôle de mauvais garçon.

Plus détesté que les Français en 1862, ce dernier se paye même le luxe de grimper entre les cordes habillé d’un sombrero et d’un short aux couleurs de la patrie de Zapata.

Fidèle à lui-même, il frustre à n’en plus finir De La Hoya pour s’arroger d’une courte tête une nouvelle ceinture mondiale dans une cinquième catégorie de poids.

Et tant pis si ce faisant ce combat vendu comme celui qui « devait sauver la boxe » n’a pas tenu ses promesses question explosivité, le record établi en matière de pay-per-view permet à l’ancien ‘Pretty Boy’ de désormais se surnommer ‘Money’ et de concurrencer ainsi les athlètes les plus riches de la planète.

Contre Ricky Hatton

Le 8 décembre 2007 à Las Vegas. Titre WBC des poids welters en jeu. KO technique au 10ème round.

À cet instant T, s’il est une personne au monde qui peut prétendre défaire Floyd Mayweather, c’est bien le Hit-Man (43 victoires, dont 31 par KO, 0 défaite).

Soutenu dans son effort par des milliers de supporters britanniques qui le temps d’une soirée ont transformé le MGM Grand Garden Arena en stade de Premier League, Hatton a fait son possible pour entraîner Floyd dans un simili combat de rue.

Imprudent, dominé aux points, il est envoyé au tapis une première fois avant que l’arbitre n’arrête les frais dans la dixième reprise.

Ou pour citer directement l’intéressé quelques années plus tard : « Floyd est tout ce qu’un boxeur doit être. On a coutume de dire que la boxe est l’art de donner des coups sans en recevoir. À ce jeu-là il est le meilleur. Timing, défense, vitesse… il n’est peut-être pas celui qui frappe le plus fort, mais il est largement plus complet que n’importe qui. »

Contre Juan Manuel Màrquez

Le 19 septembre 2009 à Las Vegas. Décision unanime.

Suite à cette correction, Money décline à la surprise générale une revanche contre De La Hoya et s’en va prendre sa retraite à 31 ans à peine. Sans surprise, il effectue son grand retour en 2009.

Et plutôt que de la jouer placé, il décide d’emblée de remettre les gants avec l’un des plus dangereux de sa génération.

Toujours est-il que dès les premières minutes, il donne l’impression de s’être absenté des rings, non pas deux ans, mais deux semaines.

Après avoir séché Màrquez au deuxième round d’un crochet du gauche, Mayweather, plus bondissant que jamais, le domine comme personne ne l’avait jamais dominé, et ce sans jamais paraître une seule fois en difficulté ou à court de souffle.

Relégué au rang de sparring partner de luxe, le pauvre Màrquez n’a réussi à toucher sa cible que moins d’une fois sur cinq

Contre Shane Mosley

Le 1er mai 2010 à Las Vegas. Décision unanime.

Peut-être le combat le plus palpitant de toute la liste.

La faute à ‘Sugar’ Mosley qui au second round a balancé deux droites à déplacer un tank au visage de Mayweather, et qui ce faisant l’a forcé à s’accrocher à lui pour ne pas s’effondrer au sol à sortir de ses gonds pour se montrer offensif de bout en bout.

De là, l’affrontement entre « le boxeur le plus excitant avant le gong » et « le boxeur le plus excitant après le gong » a complétement changé de physionomie pour se finir sur un verdict sans appel (119-109, 119-109, 118-110).

Admiratif devant ce changement de stratégie, Mosley a d’ailleurs déclaré que Money est probablement « le boxeur le plus intelligent qui soit ».

Détail qui n’en est pas un enfin, Mayweather est avec Roy Jones Jr. le seul boxeur de l’histoire à avoir terminé un round (ici le quatrième) sans avoir encaissé le moindre coup !

Contre Miguel Cotto

Le 5 mai 2012 à Las Vegas. Titre WBA des poids super-welters en jeu. Décision unanime.

El Angel, ou l’homme qui a fait saigner Floyd Mayweather Jr.

Champion dans trois catégories différentes, le Portoricain surprend en lui rentrant dedans à coup de directs au corps afin d’annihiler sa fameuse défense en « roulé d’épaule ».

Et c’est comme ça qu’au huitième l’impensable se produit : des gouttes de sang perlent du nez de Mayweather.

Pas déstabilisé pour autant, Floyd aura beau louer sa puissance en post conférence de presse, il continue sur le moment de faire ce qu’il sait faire mieux, cogner avec précision (151 des 179 coups portés à la tête de Cotto font mouche) et dissiper le moindre doute dans l’esprit des juges.

Une victoire nette au final (Cotto est passé à deux doigts du KO dans le dernier round), mais quel spectacle !

Contre Canelo Álvarez

Le 14 septembre 2013 à Las Vegas, Nevada. Titres WBA et WBC des poids super-welters en jeu. Décision aux points majoritaire.

Le problème avec Mayweather c’est qu’il est tellement au-dessus que l’on en oublie parfois le haut niveau de ses adversaires.

Prenez Canelo par exemple. Aujourd’hui il est assez communément admis que le combat s’est déroulé trop tôt dans sa carrière, et que ce faisant il n’avait guère de chances de l’emporter.

Sauf qu’en 2013 il s’agissait bien de la rencontre que les supporters de deux bords réclamaient à cor et à cri.

Invaincu en 43 combats, ses 23 printemps étaient l’époque présentés comme un avantage face à un Mayweather considéré à 36 ans comme sur le déclin.

Sûr de son fait, le poulain d’Oscar De la Hoya était même allé jusqu’à se faire tatouer la date du combat sur le corps pour bien signifier le changement de règne à venir.

Mouais… à l’exception des premières minutes où il a vaguement fait illusion (en vrai un moyen pour Mayweather de l’endormir avant de passer la seconde), c’est peu dire qu’il a reçu une leçon de boxe particulièrement cinglante.

Contre Manny Pacquiao

Le 2 mai 2015 à Las Vegas. Titres WBA, WBC et WBO des poids welters en jeu. Décision unanime.

Cinq ans d’attente pour ça ? Cinq ans de tractations, d’intox et de trash talk pour un combat dénué de souffle au point de provoquer les huées du public.

Et pourtant, ce choc contre le Philippin détenteur de ceintures dans six catégories différentes (des poids mouches aux poids super-welters) est d’une certaine façon celui qui résume le mieux la boxe de Floyd Mayweather.

Monstre de froideur et de méticulosité, tel un joueur d’échecs, il a avancé ses pions sans ciller pour décrocher le seul résultat qui l’intéresse. Peu importe la manière.

Le problème dans tout ça, c’est que cette perfection flirte avec l’ennui.

Comme avec De La Hoya, on aurait aimé voir un Mayweather dos au mur. Un Mayweather qui tire la grimace, qui vacille, qui sommé d’aller puiser dans ses réserves rebondit quand personne ne l’attend. Un Mayweather plus humain en somme.

En lieu de ça, il s’est contenté d’être une caricature de lui-même et d’encaisser un demi-milliard de dollars de recettes.

Peut-être est-ce suffisant pour être considéré comme le « bestest », mais pour prétendre être le « greatest » c’est un peu court.

Source ww.booska-p.com

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